comp_debussy_g(1862-1918) Compositeur français dont les innovations harmoniques et rythmiques ont bouleversé le langage musical du XXe siècle.

Né à Saint-Germain-en-Laye, Claude Debussy entre au Conservatoire de Paris à l’âge de 10 ans pour y étudier le piano sous la direction du pianiste et pédagogue A. F. Marmontel. Celui-ci le présente à la protectrice de Piotr Tchaïkovski, Nadejda von Meck. Il entre à son service comme professeur de piano de ses enfants et la suit dans ses voyages en Europe et en Russie.

Les débuts

Debussy suit des cours de composition au Conservatoire de Paris, avant de remporter le Grand prix de Rome en 1884 avec sa cantate L’Enfant prodigue.
En 1886, son séjour à la Villa Médicis le conduit à écrire la suite symphonique Printemps. De retour à Paris, il compose une autre cantate, La Damoiselle élue, d’après un poème lyrique de Dante Gabriel Rossetti.
Son style s’affirme suite à deux évènements déterminants : la visite de l’exposition universelle de Paris en 1889, où il entend pour la première fois des gamelans javanais ; mais également la rencontre de peintres impressionnistes et de poètes symbolistes comme Pierre Louÿs ou Stéphane Mallarmé. En 1894, il achève la partition de son poème symphonique, Prélude à l’après-midi d’un faune, d’après le poème de Mallarmé.

L'affirmation d'un style

Il faudra attendre neuf années de travail avant la création en 1902 à Paris de son œuvre-phare, l’opéra Pelléas et Mélisande, inspiré du drame éponyme de Maurice Maeterlinck. Après les Trois Nocturnes pour orchestre et chœur de femmes (1892-1899), il compose ses « trois esquisses symphoniques » de la Mer (1905), qui renouvellent son approche de l’écriture symphonique, les trois volets d’Images pour orchestre (1905-1912), Gigues, Ibéria et Rondes de printemps, et le poème dansé Jeux.
Parmi les œuvres que Debussy écrit alors pour le piano, les plus originales sont la Suite Bergamasque (1890-1905), les Estampes (1903), l’Isle joyeuse (1904), les deux séries d’Images (1905 et 1907), les deux livres de Préludes (1909-1910 et 1910-1912). On lui doit également de la musique de chambre : la Petite Pièce pour clarinette et piano (1910), la Sonate pour violon et piano (1917), sorte de chant du cygne dont la composition s’achève peu avant la mort du compositeur, des suites du cancer qui le rongeait depuis neuf ans.

Par ses expérimentations harmoniques, syntaxiques et sonores, comme par les bouleversements apportés à la structure traditionnelle de l’œuvre musicale, la musique de Debussy annonce la musique savante contemporaine.

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